
En bref : Fondée au XVIIIe siècle par le sultan Mohammed III sur un ancien comptoir phénicien, Essaouira (la bien dessinée) est l'une des villes les plus séduisantes du Maroc. Sa médina classée UNESCO, ses remparts blancs face à l'Atlantique, ses ruelles bleues et blanches et son port de pêche actif forment un décor unique. Capitale mondiale du windsurf et du kitesurf grâce à ses alizés constants, elle est aussi au cœur de la région de l'argan — l'huile précieuse produite exclusivement dans cette zone du Maroc.
UNESCO 2001
Médina
300 j/an
Alizés
170 km
Distance Marrakech
800 000 ha
Arganiers
Il y a des villes que le vent façonne. Essaouira est l'une d'elles. Les alizés atlantiques soufflent ici 300 jours par an, constants, prévisibles, rafraîchissants — un phénomène rare qui a d'abord attiré les Phéniciens, puis les Portugais, puis les kitesurfers et les windsurfers du monde entier.
Mais Essaouira, c'est aussi une ville qui résiste à la définition facile. Ancienne cité corsaire, carrefour commercial entre l'Afrique subsaharienne et l'Europe au XVIIIe siècle, refuge d'artistes (Jimi Hendrix y séjourna en 1969, Orson Welles y tourna son Othello en 1952), capitale de l'argan au seuil de la seule forêt d'arganiers au monde — elle cumule les identités sans en imposer aucune.
Sa médina classée UNESCO en 2001, ses remparts blancs en corail fossile face à l'Atlantique, ses ruelles bleues et blanches et son port de pêche actif forment un décor qui ne ressemble à aucun autre au Maroc. Ni ville impériale, ni station balnéaire, ni village berbère — quelque chose d'unique que vous ne trouverez qu'ici.
Essaouira est surnommée la "cité des alizés" mais aussi le "Maroc de la tolérance" — sa longue tradition de cohabitation entre communautés juive, berbère, arabe et européenne lui a donné un caractère particulièrement ouvert. Aujourd'hui, la ville accueille une importante communauté d'artistes, d'expatriés et de voyageurs long-courriers qui ont fait de certains riads et cafés de la médina des lieux de rencontre cosmopolites uniques au Maroc.
L'histoire d'Essaouira remonte à l'Antiquité phénicienne. Les Phéniciens, maîtres des routes maritimes méditerranéennes, établissent un comptoir sur l'archipel des îles Purpuraires (visibles depuis les remparts actuels) pour produire la pourpre de Tyr — le pigment violet extrait d'un mollusque (Murex brandaris) qui teignait les vêtements des empereurs romains. Ce commerce de la pourpre était si lucratif qu'il donna son nom à l'archipel et à la ville antique : Mogador, probable dérivé du phénicien.
À l'époque romaine, l'île Purpuraire est une officine de production de pourpre bien documentée. Des fouilles archéologiques ont révélé des entrepôts d'amphores et des bassins de teinture encore visibles. La ville continentale se développe progressivement autour de ce commerce.
Le tournant décisif intervient au XVIIIe siècle. Le sultan alaouite Mohammed III décide de créer une ville neuve sur le site de Mogador pour en faire le port de commerce exclusif du Maroc avec l'Europe — détournant ainsi les routes commerciales au profit de la couronne et loin des marchands rivaux de Fès et Meknès.
Il confie le plan urbain à Théodore Cornut, architecte français formé à l'école de Vauban, spécialiste des fortifications. Cornut dessine une médina sur plan régulier — exception rarissime dans l'urbanisme marocain — avec des rues qui se croisent à angle droit, des remparts en bastions inspirés des fortifications françaises du XVIIe siècle, et une orientation calculée pour que les alizés balayent les rues principales. C'est ce plan qui vaudra à la ville son nom arabe : Essaouira, "la bien dessinée".
Pendant plus d'un siècle (1765–1912), Essaouira est le principal port du Maroc pour le commerce avec l'Europe. Son rôle de plaque tournante attire des communautés de toutes origines : marchands européens (français, anglais, hollandais), négociants juifs marocains (les tujjar al-sultan, commerçants du sultan, qui formaient une élite marchande protégée), caravaniers berbères et arabes du Sahara et du Soudan.
Cette diversité est encore visible dans l'architecture de la médina : des portes ornées d'étoiles de David voisinent des mihrabs islamiques, des inscriptions en hébreu accompagnent des calligraphies arabes sur les façades du Mellah (quartier juif).
La réputation bohème d'Essaouira naît au XXe siècle. Orson Welles y tourne son Othello en 1952 (un buste lui rend hommage place Moulay Hassan). Jimi Hendrix y séjourne en 1969, attiré par la réputation de la ville et sa musique gnaoua — une tradition musicale mystique d'origine subsaharienne, héritée des anciens esclaves, dont le festival international d'Essaouira est aujourd'hui l'une des vitrines mondiales.
Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde (chaque année en juin) est devenu l'un des festivals de musique les plus importants d'Afrique, attirant 500 000 visiteurs pendant 4 jours avec des concerts gratuits dans les places et sur les remparts.
Les remparts d'Essaouira sont les plus spectaculaires du Maroc côtier. Construits en corail fossile extrait de la mer — une pierre locale rose pâle qui a pris au fil du temps la couleur blanche caractéristique de la ville — ils s'étendent sur plusieurs kilomètres entre la mer et la médina.
La Skala du Port (bastion au nord du port de pêche) est le point de vue le plus photographié : ses canons de bronze du XVIIIe siècle pointés vers l'Atlantique, la vue sur les îles Purpuraires et les mouettes qui tournent dans le vent créent un tableau inoubliable. Au coucher du soleil, la lumière dorée sur les remparts blancs est une des plus belles que vous verrez au Maroc.
La Skala de la Ville (bastion nord de la médina) offre une perspective différente sur les toits de la ville et l'Atlantique — moins fréquentée et tout aussi belle.
Le port de pêche d'Essaouira est l'un des plus actifs du Maroc atlantique. Chaque matin, les chalutiers et barques de pêcheurs rentrent avec leurs prises : sardines, daurades, loups de mer, calamars, langoustines. L'ambiance de criée matinale, les odeurs de sel et de poisson frais, les mouettes et les pélicans qui disputent les restes aux pêcheurs — c'est le visage non touristique d'Essaouira, à voir absolument.
Les grillades du port (restaurants informels alignés à l'entrée du port) permettent de choisir son poisson directement sur l'étal et de le faire griller sur place — le repas le plus authentique et le moins cher d'Essaouira (60–100 MAD pour un repas complet avec poisson, salade et pain).
Le thuya est l'artisanat emblématique d'Essaouira. Ce cèdre méditerranéen pousse dans les forêts de la région de Souss — son bois à grain fin, aux veines brun-rouge et dorées, est travaillé par les artisans essaouiris en tables à incrustations, coffrets, plateaux et bibelots. La qualité et la finesse des incrustations (nacre, citronnier, ébène) varient considérablement selon les ateliers — prenez le temps de comparer.
La rue Sidi Mohammed Ben Abdallah et les souks adjacents concentrent les meilleurs ateliers de thuya, les marchands d'épices (safran, ras el hanout, cumin), les coopératives d'argan et les galeries d'art contemporain (Essaouira a une scène artistique locale très active).
L'ancien quartier juif d'Essaouira est l'un des mieux préservés du Maroc. La communauté juive essaouirie, qui comptait plusieurs milliers de personnes jusqu'au milieu du XXe siècle, a laissé une empreinte architecturale visible : synagogues (dont la synagogue Simon Attias, récemment restaurée), inscriptions hébraïques sur certaines façades, et une urbanisme légèrement différent du reste de la médina.
Le Musée Sidi Mohammed Ben Abdallah (dans un ancien riad de la médina) présente des collections sur l'histoire de la ville, l'artisanat local et la communauté juive marocaine.
L'arganier (Argania spinosa) pousse exclusivement dans une zone de 800 000 hectares dans le sud-ouest du Maroc — la région de Souss-Massa, dont Essaouira marque la limite nord. Nulle part ailleurs dans le monde. Cette forêt d'arganiers est classée Réserve de Biosphère UNESCO depuis 1998.
L'arbre lui-même est remarquable : épineux, tordu, résistant à la sécheresse et aux températures extrêmes, il peut vivre jusqu'à 200 ans. Ses racines plongent jusqu'à 30 mètres dans le sol pour trouver l'eau. Dans le paysage désertique de l'Anti-Atlas et du Souss, il forme le dernier écran de végétation avant le Sahara.
Une particularité connue des visiteurs : les chèvres grimpeuses. Les chèvres de la région ont appris à grimper dans les arganiers pour atteindre les fruits (qui ressemblent à des olives vertes). Ce spectacle insolite — des chèvres perchées à 8–10 mètres de hauteur dans les branches — est devenu une attraction touristique (certains éleveurs les placent délibérément pour les photos, ce qui n'est pas leur comportement naturel — à savoir).
L'huile d'argan cosmétique est extraite des amandes de l'argan par pression à froid, sans torréfaction préalable des noix (contrairement à l'huile alimentaire). Elle est utilisée pure ou en base dans des soins visage, cheveux et corps.
Propriétés documentées — l'huile d'argan cosmétique est exceptionnellement riche en acides gras insaturés (acide oléique et linoléique), en vitamine E (tocophérols, 3 fois plus que l'huile d'olive) et en polyphénols antioxydants. Ces composants lui confèrent des propriétés hydratantes, réparatrices et anti-âge validées par plusieurs études cliniques :
Comment reconnaître une bonne huile cosmétique — couleur dorée très claire (presque incolore), odeur neutre ou très légèrement noisettée (pas de torréfaction), texture fluide et absorption rapide. Méfiez-vous des huiles trop colorées ou à forte odeur — elles peuvent avoir été mélangées avec de l'huile alimentaire ou mal stockées.
L'huile d'argan alimentaire est produite à partir de noix torréfiées à la poêle avant pressage — cette torréfaction lui donne sa couleur ambrée foncée et son arôme caractéristique de noisette grillée. Elle ne s'utilise pas pour la cuisson (la chaleur dégrade ses acides gras) mais comme huile de finition, de la même façon qu'une huile de noix ou une bonne huile d'olive.
Usages culinaires :
L'amlou est la préparation emblématique : pâte épaisse faite d'amandes torréfiées broyées, d'huile d'argan alimentaire et de miel. La consistance rappelle le beurre de cacahuète, la saveur est profonde, noisettée et légèrement sucrée. Servi au petit-déjeuner avec du pain msemen ou du khobz, c'est l'un des meilleurs petits-déjeuners du Maroc. Vous en trouverez dans toutes les coopératives d'Essaouira.
Arrosée sur le couscous — une cuillère à soupe d'huile d'argan alimentaire versée sur le couscous chaud juste avant de servir lui donne un arôme incomparable.
En vinaigrette — quelques gouttes mélangées à du citron et de la coriandre fraîche pour assaisonner les tomates, poivrons grillés ou sardines marinées.
Profil nutritionnel — l'huile d'argan alimentaire est l'une des huiles végétales les plus riches en acide oléique (oméga-9, 43–49 %) et en acide linoléique (oméga-6, 29–36 %), avec une composition favorable au profil lipidique sanguin. Sa teneur en vitamine E est parmi les plus élevées des huiles végétales courantes.
La production de l'huile d'argan est traditionnellement l'œuvre des femmes de la région. L'extraction manuelle est fastidieuse : dépulpage des fruits, cassage des noix (les plus dures du monde végétal — un coup de marteau bien ciblé est nécessaire), broyage des amandes à la meule de pierre, malaxage de la pâte avec de l'eau (pour l'huile alimentaire) ou à sec (pour l'huile cosmétique), et pressage.
Depuis les années 1990, des coopératives féminines ont été créées pour permettre aux femmes de valoriser directement ce travail et d'en conserver les revenus — contrairement au système intermédiaire des souks où les marges vont aux commerçants. Aujourd'hui, une centaine de coopératives opèrent dans la région d'Essaouira.
Pour acheter de l'huile d'argan de qualité certifiée et soutenir directement les productrices, visitez les coopératives sur la route de Marrakech (à 5–15 km d'Essaouira) ou les boutiques de coopératives certifiées dans la médina. Demandez le certificat d'origine et la mention "extraite à froid par pression mécanique". Prix indicatif : 80–150 MAD pour 100 ml d'huile cosmétique, 150–250 MAD pour 250 ml d'huile alimentaire de qualité en coopérative (moins cher qu'en Europe pour la même qualité).
Les alizés atlantiques qui font la réputation d'Essaouira sont un phénomène météorologique remarquable lié à la géographie. Le courant marin froid des Canaries, qui longe la côte marocaine du nord au sud, crée un fort contraste thermique avec les terres surchauffées du Sahara. Ce contraste génère des vents réguliers du nord-nord-est qui soufflent avec une régularité presque mécanique entre avril et septembre, et plus modérément le reste de l'année.
Résultat : Essaouira est régulièrement désignée parmi les 10 meilleurs spots de windsurf au monde par les magazines spécialisés. Le site a accueilli plusieurs étapes de la Coupe du Monde PWA (Professional Windsurfers Association).
La plage principale, au sud des remparts, s'étend sur 3 km de sable doré jusqu'à la rivière Ksob. C'est ici que se concentrent les écoles de windsurf et de kitesurf, les loueurs de planches et les débutants qui apprennent à dompter le vent. L'accès est libre et les écoles proposent des cours à la journée ou sur plusieurs jours.
Attention : les alizés peuvent souffler fort (20–30 nœuds en été) et les vagues atlantiques sont présentes — la baignade sans équipement est à pratiquer avec prudence dans les zones marquées.
À 20 km au sud d'Essaouira, le village de Sidi Kaouki est le complément naturel de la plage principale. Plus sauvage, moins fréquenté et légèrement plus protégé, il est particulièrement adapté au surf (vagues régulières, fond sableux) et au kitesurf pour débutants. Des écolodges et surf camps se sont installés autour du village, créant une petite communauté de riders internationaux.
Essaouira plage principale
Sidi Kaouki (20 km sud)
Les grillades de poisson du port sont l'expérience gastronomique n°1 d'Essaouira. À l'entrée du port, des dizaines de petits restaurants informels proposent de choisir son poisson directement sur l'étal — sardines, daurades, loups de mer, calamars, crevettes, langoustines — et de le faire griller sur les braises. Avec une salade marocaine (tomates, poivrons, oignons, coriandre), du pain khobz et un thé à la menthe, c'est le repas le plus délicieux et le moins cher de la ville.
La chermoula est la marinade emblématique des poissons à Essaouira : coriandre fraîche, cumin, paprika doux, ail, huile d'olive et citron — le poisson est mariné pendant 30 min puis grillé. Simple, parfumée et délicieuse.
Le tajine de calamars à l'encre est une spécialité qu'on trouve dans les restaurants plus élaborés — les encornets ou seiches sont mijotés dans leur encre avec des tomates, de l'ail et des épices. Noir, inattendu et savoureux.
La salade d'aubergines fumées (zaalouk) est un classique de la cuisine marocaine particulièrement bien réussie à Essaouira : aubergines grillées au feu de bois, réduites en purée avec des tomates, de l'ail, du cumin et de l'huile d'olive. Un accompagnement ou une entrée indispensable.
Le msemen à l'amlou — crêpes feuilletées chaudes trempées dans l'amlou (pâte d'amandes-argan-miel). Le petit-déjeuner le plus satisfaisant qu'Essaouira puisse vous offrir, trouvable dans les cafés de la médina pour 20–30 MAD.
Les meilleures grillades sont au port, sans hésitation. Pour une cuisine marocaine plus raffinée (pastilla, tajines à la sauce argan, couscous aux légumes d'arganier), cherchez les restaurants dans les ruelles intérieures de la médina — ceux avec terrasses sur les toits offrent des vues remarquables. Les cafés de la place Moulay Hassan sont plus touristiques mais pratiques pour observer l'animation de la place.
Visibles depuis les remparts, les îles Purpuraires (3 îlots à 3 km du rivage) sont une réserve naturelle protégée. Elles accueillent une importante colonie de balbuzards pêcheurs — espèce rare au Maroc — et des champs de ruines romaines (bassins de teinture pour la pourpre) partiellement excavés. L'accès est strictement réglementé (réserve naturelle) — des excursions en bateau de pêcheur peuvent être organisées depuis le port (60–100 MAD), mais le débarquement sur les îles n'est généralement pas autorisé.
À 5 km au sud d'Essaouira, le village de Diabat est connu pour deux choses : ses ruines du palais de Dar Soltan (un palais alaouite du XVIIIe siècle laissé à l'abandon, romantiquement envahi par la végétation et les dunes) et sa réputation de village hippie des années 1970 (Hendrix y séjourna). La balade depuis la plage d'Essaouira jusqu'à Diabat le long de l'océan (1h à pied) est l'une des plus agréables de la région.
La route de Marrakech (N1) traverse la forêt d'arganiers dès les premiers kilomètres hors d'Essaouira. C'est ici que se trouvent les coopératives féminines de production d'huile d'argan — certaines proposent des visites de leur atelier de production (extraction manuelle traditionnelle, pressage, filtrage) et de leur boutique. Une visite de 30–45 min suffit pour comprendre le processus de fabrication et acheter directement aux productrices.
En avion — Aéroport Essaouira-Mogador (ESU) : vols directs depuis Paris, Lyon et Bruxelles en saison (Ryanair, easyJet, Royal Air Maroc). Depuis l'aéroport : taxi jusqu'à la médina (80–100 MAD, 15 min).
Depuis Marrakech — Bus CTM ou Supratours (2h30, 80–100 MAD) depuis la gare routière de Marrakech. En voiture : 170 km sur route N8, paysage magnifique d'arganiers.
Depuis Agadir — Bus CTM (2h30, 70–90 MAD). En voiture : 175 km.
La médina est entièrement piétonne — tout se fait à pied. Pour la plage : 10 min à pied depuis les remparts. Pour Sidi Kaouki : taxi collectif (20–30 MAD/pers), taxi grand format (150–200 MAD aller-retour). Pour les coopératives d'argan : inclure dans une excursion en voiture ou taxi (200–300 MAD la demi-journée).
Marrakech (170 km) 2h30 en bus ou voiture. Ville impériale, Jemaa el-Fna, souks, palais. Combinaison naturelle avec Essaouira.
Agadir (175 km) 2h30 en bus. Station balnéaire moderne, plage de 10 km, Souss-Massa. Complémentaire pour un séjour côtier.
El Jadida (200 km) 3h en voiture. Cité portugaise classée UNESCO, citerne portugaise, côte atlantique sauvage.
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2–3 jours suffisent pour l'essentiel : médina, remparts, port, plage et gastronomie. 4–5 jours permettent d'ajouter Sidi Kaouki (surf), la vallée de l'Argan (coopératives), Diabat et les îles Purpuraires. Une semaine complète est idéale si vous souhaitez prendre des cours de kitesurf ou windsurf. Essaouira se combine naturellement avec Marrakech (2h30) ou Agadir (2h30) pour un circuit.
Avril–juin et septembre–novembre sont les meilleures périodes : températures agréables (20–26 °C), peu de vent violent, médina accessible sans foule. Juillet–août : forte affluence touristique mais les alizés rafraîchissent la ville (rare au Maroc) — parfait pour les sports nautiques. Hiver (déc–fév) : calme, 15–18 °C, quelques jours de pluie — idéal pour la médina et la gastronomie sans touristes.
Pour le windsurf, oui — Essaouira est l'un des meilleurs spots au monde pour progresser, avec des alizés réguliers et des conditions bien documentées. Pour le kitesurf, c'est plus nuancé : le vent est puissant et les vagues atlantiques présentes — mieux vaut avoir quelques bases. Sidi Kaouki (20 km au sud), plus protégée, est préférable pour les débutants en kite. Plusieurs écoles certifiées IKO opèrent dans les deux spots.
L'arganier pousse exclusivement dans une zone de 800 000 hectares centrée sur la région de Souss-Massa, dont Essaouira est la porte nord. L'huile produite dans les coopératives féminines d'Essaouira et de la vallée de l'Argan bénéficie d'une IGP (Indication Géographique Protégée) depuis 2009. La qualité dépend surtout du mode de production : l'huile extraite à froid par pression mécanique (sans solvant) est supérieure. Achetez directement dans les coopératives certifiées — l'huile vendue dans les souks touristiques peut être coupée ou de qualité inférieure.
Itinéraire optimal en 1 jour : matin tôt — médina et remparts (Skala du Port, Skala de la Ville, vues panoramiques sur les îles Purpuraires) ; milieu de matinée — souks artisanaux (bois de thuya, épices, argan) ; déjeuner — grillades de poisson frais au port ; après-midi — plage principale ou balade à cheval ; coucher de soleil — terrasse sur les remparts ou café de la place Moulay Hassan. 1 journée est juste mais suffisante pour les essentiels.
Non nécessaire pour la ville elle-même — la médina est piétonne et tout se fait à pied. Utile pour explorer les alentours : Sidi Kaouki (20 km, spot de surf), Diabat (5 km, village et ruines du palais), la vallée de l'Argan et les coopératives, Cap Sim (30 km). Taxis collectifs et grands taxis desservent Sidi Kaouki (20–30 MAD). Location de voiture dès 200 MAD/jour à l'aéroport ou en ville.